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Proviridis, du bio-GNL associé aux autres nouveaux carburants, dans les Hauts-de-France

Les stations GNL doivent être présentes dans l’arrière-pays du port de Dunkerque sur les grands axes pour assurer la continuité d’avitaillement des transporteurs. En termes de besoins sur une région donnée, on peut approximer un ratio d’un à dix entre le nombre de stations GNC et le nombre de stations GNL nécessaires. Concurrence il n’y a donc point, mais plutôt complémentarité d’une offre de service. Et parfois le GNL peut même être bio…

Née en 2012, la société PROVIRIDIS est un fournisseur de solutions innovantes dans le secteur des nouveaux carburants en lien avec la Transition énergétique. Son offre en stations-services va de l’investissement à la construction, en passant par l’exploitation, la maintenance des équipements et intègre également la fourniture de carburants. Proviridis s’adresse surtout aux professionnels des transports. Face aux constructeurs qui développent une offre GNC, GNL, batteries électriques et bientôt hydrogène, Proviridis propose un concept novateur de stations multi-énergies.

 

En région Hauts-de-France, Joseph Rode (Directeur de Proviridis), développe ce concept de station multi-énergies mais en y ajoutant une vision complète d’économie circulaire. L’idée de base est de traiter les CSR (combustibles solides de récupération ou RDF en anglais), en provenance du SYMEVAD (TVME), par pyrolyse à haute température. La pyrolyse est un process de décomposition thermique de matières organiques en l’absence d’oxygène ; ce n’est donc pas une combustion. Les déchets sont transformés en gaz de synthèse et laisse un résidu dénommé « char ». Le gaz de synthèse comprend de l’hydrogène et du méthane, dans des proportions qui peuvent être ajustées en agissant sur le process lui-même.

 

 

Le méthane de synthèse, une fois isolé, peut déboucher sur de l’électricité par cogénération, du GNC par compression, du GNL par liquéfaction ou simplement être injecté au réseau gazier. L’énergie électrique de compression ou liquéfaction peut venir soit de l’électricité cogénérée, soit de panneaux photovoltaïques installés en couplage à des batteries de stockage.

 

Le SYMEVAD trouve naturellement un intérêt dans sa collaboration avec Proviridis, vu les coûts d’élimination des CSR exigés par les cimentiers.

 

Proviridis prévoit de traiter deux tonnes à l’heure de CSR pour produire annuellement 20 000 MWh d’électricité, 500 tonnes d’hydrogène et 5000 tonnes de bio-méthane, transformable en GNC ou GNL.

 

Un terrain proche du Symevad a été acquis. Proviridis est dans la phase d’obtention des permis de construire. L’investissement global est de l’ordre de 20 millions d’euros.

 

Un projet courageux qui mérite d’être salué car il promeut l’ensemble des nouveaux carburants, dont le bio-GNL, sans préjuger des évolutions du marché.

Posté le 22/10/2018
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